
"Dans une de nos villes de la Nouvelle-Angleterre, au bord d'une rue étroite, se dresse une maison de bois aux teintes rouillées ; elle a sept pignons élancés qui font face à différents points de l'horizon […] Elle a pour moi comme une physionomie humaine. "
Une maison maudite, une vieille fille étrange, un homme sorti de prison, un juge avide, une jeune cousine arrivant de sa campagne, .... Voici le cadre du roman La Maison aux Sept Pignons (1851), écrit dans une langue somptueuse par Nathaniel Hawthorne (1804-1864). Considéré à juste titre comme l’un des plus grands auteurs de la littérature américaine, il est le père du premier grand roman du continent américain : La Lettre Écarlate (1850).
La Maison aux Sept Pignons est une œuvre étonnante, angoissante qui oscille perpétuellement entre ombre et lumière. Les moments de poésie et d’humour, côtoient la cruauté et le sarcasme qui lui donnent ses accents gothiques, rappelant au lecteur qui viendrait à l’oublier, la malédiction qui pèse sur l’austère demeure.
À travers l’histoire tragique de cette maison, Hawthorne se penche sur l'héritage que l'on reçoit nécessairement de ses ancêtres, sur ce fil qui relie "un passé lointain au présent qui déjà s'éloigne de nous", et qu'il aimerait bien pouvoir rompre. Il utilise ici une famille, mais on peut sans doute faire un parallèle avec la jeune Amérique qui, à l’époque, possède déjà un lourd passé empreint d’un funeste puritanisme.
Et si La Maison aux sept pignons se présente sous un jour plus insolite et en apparence plus "ensoleillé" que La Lettre écarlate, c’est bien, lui aussi, un roman très engagé. La critique du puritanisme hypocrite et de la sacro-sainte prééminence des classes supérieures y est grinçante. L’auteur, en s’attribuant le rôle du narrateur, donne au récit un ton à la fois désinvolte, impertinent et totalement assumé.
Hawthorne, extraordinaire conteur capable de décrire aussi brillamment les merveilles de la nature que la misère de l'âme, nous plonge au cœur de l'histoire de deux familles, l'une notable, l'autre non, où les uns ont le pouvoir, les autres des pouvoirs étranges…
Leurs destins se croisent à chaque génération. Le nœud de la discorde est à chaque fois la Maison aux Sept Pignons, cette vieille et sombre demeure construite à la fin du XVIIe siècle, remplie de souvenirs, de bruits secrets, hantée depuis toujours par des activités illicites, des séances de sorcellerie et des morts bien étranges…
Au XIXe siècle, la maison appartient désormais à la vieille Hepzibah Pyncheon. Seule et ruinée, elle héberge un singulier locataire, photographe. Elle subvient à ses besoins en ouvrant une modeste boutique, dans l’attente fébrile du retour du seul homme qu’elle aime… Car son frère Clifford, incarcéré depuis trente ans pour un meurtre dont il nie être le coupable, est sur le point d’être libéré.
Hepzibah, pauvre mais fière, refuse obstinément l'aide de son cousin, le juge Jaffrey Pyncheon, notable aussi riche que désagréable, image vivante de son cruel ancêtre.
La gaîté de Phœbé, la jeune et lointaine cousine venue s'installer dans la lugubre maison, semble un temps faire renaître la joie de vivre dans la maison et dans le cœur du pauvre Clifford, libéré mais brisé intérieurement.
Dans ce monde fait de petits riens, chacun va jouer son destin.
Le sort jeté sur toute la descendance de la famille Pyncheon, il y bien longtemps par Matthew Maule est loin d’être conjuré. Sa malédiction avance à pas feutrés…
L’édition originale anglaise, The House of the Seven Gables qui accompagne le roman en français vous offre de perfectionner votre anglais tout en découvrant un incontournable de la littérature américaine.
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